Les 4 accords Toltèques

12 novembre 2017 / By Sébastien Pinsard

Les « 4 accords toltèques » est un livre écrit par Miguel Ruiz en 1997 et qui est devenu rapidement un best-seller. Il nous donne 4 règles de vie ou code de conduite qui amèneraient à plus de liberté et de bonheur.

Dès le plus jeune âge, nous sommes conditionnés par notre culture et notre éducation. Sur ce que nous percevons : cela est beau, cela est laid, cela est bon, cela est mauvais. Mais aussi sur ce que nous projetons sur nous : je dois faire ceci, je ne dois pas faire cela, je dois bien me comporter, je dois réussir…

À force de conditionnements, ces croyances nous limitent et distordent la réalité tout en engendrant de la souffrance. Passer avec soi-même ces 4 accords toltèques, c’est rompre avec ce conditionnement pour prendre de la distance et ne plus se contenter de simples généralisations.

La force de Miguel Ruiz est de nous proposer 4 accords à faire avec soi-même, faciles à retenir, simples à comprendre et accessibles à tout un chacun.

 

Pourquoi toltèque ?

Les Toltèques étaient des guerriers qui vivaient il y a 1000 ans dans l’actuel Mexique. Outre le raffinement artistique et architectural de ce peuple, les Toltèques auraient fait preuve d’une sagesse sur la vie remarquable que les Aztèques auraient d’ailleurs conservée et transmise. Les 4 accords toltèques seraient le fondement de cette sagesse millénaire.

Que votre parole soit impeccable.

« Parlez avec intégrité. Ne dites que ce que vous pensez vraiment. Évitez d’utiliser la parole pour vous exprimer contre vous-même ou pour médire d’autrui. Utilisez la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’amour. »

La parole, le verbe, ont un pouvoir puissant sur nous et sur notre psychisme. Un mot prononcé par notre entourage peut très bien nous donner des ailes ou alors nous écraser, nous mettre plus bas que terre. Qui n’a pas dans sa tête des mots blessants qui résonnent encore malgré les années passées.

Notre erreur est de croire que les mots ont peu d’importance, qu’ils n’ont pas de poids. Pourtant, ils ont un vrai pouvoir sur la réalité et peuvent agir directement sur nous, sur les autres.

« Que notre parole soit impeccable », implique donc que nous sachions cultiver la modération dans nos propos. Il s’agit effectivement de ne pas en dire trop ou trop vite, mais aussi de ne pas utiliser la parole pour médire sur soi ou sur les autres.

De plus, Miguel Ruiz insiste sur une parole intègre, honnête et franche qui dit ce que l’on pense vraiment. Cela concerne autant nos paroles adressées aux autres que notre propre dialogue intérieur. Le premier travail à faire est donc de prêter attention à notre dialogue intérieur et de démêler le vrai du faux (conditionnement, croyance, projection…), d’éviter mensonges et calomnies et de faire bon usage des mots.

« Vous pouvez évaluer le degré auquel votre parole est impeccable à l’aulne de l’amour que vous avez pour vous-même. L’intensité de votre amour-propre et les sentiments que vous nourrissez envers vous sont directement proportionnels à la qualité et à l’intégrité de votre parole. Lorsque celle-ci est impeccable, vous vous sentez bien ; vous êtes heureux et en paix. »

N’en faites jamais une affaire personnelle.

« Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur propre rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre les opinions et les actes d’autrui, vous n’êtes plus la victime de souffrances inutiles. »

Lorsque que quelqu’un vous critique, il critique l’image qu’il se fait de vous selon sa propre conception de la vie, de ses propres croyances ou rêves, de son propre conditionnement, de ses propres peurs. Il critique donc une image qui provient de sa propre réalité, qui lui appartient, mais qui n’est pas LA réalité !

Cela est capital, car une fois que l’on comprend que cette critique concerne une image de nous et non nous directement, alors nous sommes désormais immunisés et cela ne nous atteint plus, ne nous fait plus souffrir.

De même, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement. Selon Miguel Ruiz, nous devons sortir de cet égocentrisme qui nous fait croire que tout ce qui arrive autour de nous est une conséquence de notre attitude. Le « moi je » nous maintient dans l’illusion. Donc dans la souffrance.

Comment s’y prendre ?

Il s’agit moins de rester stoïque que de prendre du recul. Ramener à soi ce qui appartient à l’autre déclenche inévitablement de la peur, de la colère ou de la tristesse, et une réaction de défense.

L’objectif : laisser à l’autre la responsabilité de sa parole ou de ses actes et ne pas s’en mêler. Cela suffit souvent à calmer le jeu.

Ne faites aucune supposition.

« Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer ce que vous voulez vraiment. Communiquez aussi clairement que possible avec les autres, afin d’éviter les malentendus, la tristesse et les drames. Avec ce seul accord, vous pouvez complètement transformer votre vie. »

Il faut avoir le courage de poser des questions et d’oser exprimer ses vrais désirs. Ainsi, l’on communique clairement avec les autres et l’on évite tous malentendus qui pourraient être source de tristesse, colère, déception…

Nous faisons effectivement des suppositions à longueur de journée. Notre mental est prompt à élaborer des raisonnements, à faire des hypothèses et à imaginer des explications que l’on considère d’ailleurs vite comme une certitude ou une réalité (en oubliant que l’on partait de simples suppositions à la base). Une des premières suppositions est d’ailleurs de croire que tout le monde pense comme nous. 

Imaginons que notre collègue ne nous ait pas fait un sourire comme tous les matins. Pourquoi ? Car il m’en veut, parce que j’ai oublié de faire quelque chose, parce que je ne lui ai pas dit merci pour le café hier… Tant de souffrances intérieures qui ne sont que la résultante de nos suppositions face au doute et l’incompréhension de la situation. Soit je continue la journée dans le doute et peut-être en finissant par lui en vouloir de son manque de considération ou alors je vais le voir pour lui poser la question.

Nous devons prendre conscience que les suppositions que nous élaborons ne sont qu’une création de notre esprit. A partir du moment où l’on croit cette supposition vraie, nous adoptons alors un comportement en conséquence (défense, attaque, rejet…) qui bien souvent sera source d’angoisse et de stress.

« Ne faites aucune supposition. Formulé ainsi, cela semble facile, mais je suis conscient combien c’est difficile à mettre en œuvre. La difficulté provient de ce qu’on fait généralement l’inverse. On a tous des habitudes dont on n’est même pas conscient. Les amener à la conscience et comprendre l’importance de cet accord est donc le premier pas à franchir. Mais la compréhension n’est pas suffisante. Une information ou une idée ne sont que des graines dans notre esprit. Ce qui va vraiment faire la différence, c’est l’action. Le fait de mettre une chose en pratique, jour après jour, renforce votre volonté, nourrit la graine et établit des fondements solides pour que se développe une nouvelle habitude. »

Faites toujours de votre mieux.

« Votre « mieux » change à chaque instant ; il n’est pas le même selon que vous êtes en bonne santé ou malade. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez ainsi de vous juger ultérieurement, de vous maltraiter et d’avoir des regrets.»

Le but est de trouver le juste équilibre. En faire trop conduit à s’épuiser ou se vider et ne pas en faire assez, c’est s’exposer à la frustration, à la culpabilité et au regret.

Quels que soient le moment ou les circonstances, il s’agit juste de faire de son mieux. Viser la perfection est généralement source de culpabilité et de frustration (je dois…) alors que faire de son mieux (je peux…) et avec plaisir, permet d’éviter tout jugement négatif sur soi et sans se soucier du jugement ou des attentes des autres. Agir avec plaisir et de son mieux sans attendre quelque chose en retour et avec indulgence envers soi-même permet de profiter pleinement de la vie.

Il y a des jours où l’on fait au-delà de ce que l’on pensait être le mieux que l’on puisse faire et des jours où malade, le mieux que l’on puisse faire est de rester au lit… Le mieux que l’on puisse faire change tous les jours, à chaque instant. Il n’y a pas d’obligation de réussir, tout au plus une obligation de faire au mieux. Pour commencer, faites déjà de votre mieux avec les 3 premiers accords toltèques 🙂

Soyez sceptique, mais apprenez à écouter.

Ce cinquième accord toltèque a été écrit par Miguel Ruiz avec son fils en 2010.

Il dit qu’il ne faut pas se croire soi-même ni personne d’autre. Le doute est une force qui permet de remettre en question tout ce que l’on entend. Cela est-il la vérité ? Écouter ce qui se cache derrière les mots et essayer de comprendre le véritable message qui s’y cache.

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